3615 my life ? Peut-être mais c'est comme ça...
Ma mère m'a pris rendez-vous avec une nouvelle psy, et j'espère que ça ira. Le problème, c'est que j'ai appris qu'elle serait là au premier rendez-vous, et j'aimerais mieux pas, sinon ça risque de faire comme la première fois où je suis aller voir un psy. Je vous explique. Ma mère parle beaucoup, et encore, quand je dis beaucoup, je suis gentille. Donc la première fois que j'ai vue un psy, il lui à poser des questions, à elle, comme à moi, mais elle répondait à toutes, disant parfois des trucs « non réels ». En faites, ce sont des choses que je lui ai dites (ou pas, justement, et qu'elle a donc interprétait à sa façon), et donc, elle les a répétées. Le problème, c'est que je ne peut pas dire le contraire, pas devant elle, et après, quand il n'y a plus que moi et le psy, je n'arrive pas à revenir sur certains sujet que ma mère avait déjà dit. Alors voilà. J'espère qu'elle ne dira rien. S'il vous plait !!!! Bon sinon, j'ai hâte à ce rendez-vous (c'est le 21/04), car j'ai vraiment besoin de réponses. La psy ne les aura peut-être pas toutes, mais j'espère qu'elle aura au moins les plus importantes... celles qui me bouffent de l'intérieur...
Enfin... J'ai mal à la tête. Ça c'est un autre « problème » de ma vie : le mal de tête. Ça a commencer vers l'âge de dix onze ans. C'était peu fréquent, et assez supportable. Puis vers treize ans environ, c'était tout les soirs, vers dix-sept heures, et déjà plus douloureux. À l'entrée au lycée, à quatorze ans, c'était toujours autant tout les soirs, mais parfois, ça commençait plus tôt, toute la journée. Puis là, depuis environ deux ans, c'est tout les jours, dès le matin. Parfois ça a même jusqu'à me réveillé. J'ai de très rares accalmies, qui sont principalement pendant les vacances. Enfin... voilà, je sais que vous vous en foutez un peu et que vous vous dites que ça à aucuns rapports, mais si, justement. Je suis aller voir une neurologue, alors oui, je suis migraineuse, mais oui, les crises sont aggravés par des facteurs extérieurs tel que le stresse ou l'angoisse...etc. Et ce que je sais, c'est que mon stresse et mon angoisse ne sont pas causés principalement par des contrôles, devoirs... mais par « ça ».
Certains auront peut-être déjà remarquer, mais hormis dans l'article où je raconte, j'ai beaucoup de mal avec les mots. J'ai du mal à l'écrire, et encore plus à le dire. D'ailleurs, ma mère pense que lorsque j'aurais réussi à dire : « je me suis faite ... », ce sera un grand pas en avant. Mais pour le moment, rien, le néant. Je sais ce qui c'est passé, et je sais que c'est SA faute, mais je ne peut pas m'empêcher de me dire que j'y suis aussi pour quelque chose. Je sais que j'avais que sept ans, et que je n'était pas censée « comprendre » mais à chaque fois, je me dit que moi aussi, je « jouais », je n'ai dit « NON » que deux fois, en l'espace de trois ans (je pense que je commençais enfin à me rendre compte), et ces « non » ne l'on pas arrêtait. Quelque fois ça me « réconforte », car je me dit que, pour ces moments là, « oui, je suis une victime ». Mais pour les autres ? Pour les autres, la culpabilité reste là. « C'est de ma faute, je le sais ».
Ce que j'écris là, je ne l'est jamais écris ailleurs, je ne l'est jamais dit. Pourquoi ? Parce que j'ai trop honte. Qu'est-ce que les gens penserai ? Sûrement que j'aurais du dire non, dès le début, et que peut-être, ça aurait tout empêchais. J'ai l'impression que si quelqu'un apprenait ça, il ne me regarderait plus de la même façon ; pire que de la pitié, il me regarderait avec dégoût. Ce même dégoût que j'ai pour moi-même...
Je ne sais pas si tout le monde peut imaginer. Certaines personnes pense que toutes celles aillant subit la même chose sont semblable. Pourtant, la culpabilité de celle qui s'est débattue, qui va se dire « je n'aurais pas du sortir, je n'aurais pas du boire... » n'est pas la même que celle qui pensait que c'était « bien », qui n'a jamais dit « non ». Moi-même, je n'est pas la prétention de tout comprendre, et les autres ne pourront pas toutes comprendre cette petite fille qui aimer son frère, et qui, s'en même s'en rendre compte, à était trahi.
Celle dans la rue, n'aura, qu'en général, de la haine envers lui, eux. Mais la petite fille ? La petite fille ne sait pas. Personne ne lui a appris ce qu'il fallait ressentir dans ces cal-là. Et comme l'ambivalence est humaine, elle balance entre la haine et l'amour.
Heureusement, la petite fille grandit. Au plus profond d'elle, les sentiments qu'elle avait pour ce frère, ces souvenirs, sont toujours là, mais à présent ils sont écrasés. Écrasés par le poids de la colère, de la trahison. Le poids de la haine...